Biographie

André Saint-Prix est né au François (Martinique) le 10 février 1953.  Elevé par ses grands-parents, il a évolué très jeune dans la tradition populaire de l’île. 
Dès l’âge de 6 ans, il affrontait la colère maternelle pour vivre sa passion, le « chouval bwa », c’est-à-dire la musique qui accompagnait les manèges de chevaux de bois traditionnels actionnés à force d’hommes.
A peine adolescent, Dédé participe déjà à des petits groupes de sa commune natale, comme «Les Trouvères » et «Les Juniors ». Membre de la chorale municipale, il enregistre son premier disque, à la cathédrale de Fort-de-France en 1968, il a  15 ans. 
Après avoir joué au sein de différents groupes dont « La Sélecta » et  « Malavoi », Dédé Saint-Prix crée « Pakatak », formation expérimentale de recherche rythmique, pour redonner toute la place à la musique de son enfance et réhabiliter l’identité martiniquaise quelque peu envahie par le Ka de l’île voisine, la Guadeloupe.
A cette époque, Dédé mène de front ses 2 carrières : l’enseignement et la musique.
Au début des années 80, la métropole, l’Afrique, les Etats-Unis et d’autres territoires découvrent grâce à lui les rythmes chaloupés du Chouval bwa.  Une cause au nom de laquelle il chante et se déchaîne, non sans s’autoriser l’influence des autres îles de la Caraïbe : Cuba, Trinidad, la Jamaïque ou Haïti….
Formidable meneur d’ambiance, chanteur bouillonnant, percussionniste, flûtiste, saxophoniste, Dédé tire ses textes imagés de l’héritage des paraboles ironiques des anciens conteurs, il dépeint aussi bien l’atmosphère taquine du milieu rural que les faits d’actualité de son île.  
C’est en cavalier de la musique Chouval Bwa que Dédé Saint-Prix prend sa véritable dimension : il a fait retentir ses rythmes aux Antilles-Guyane, en Afrique, en Europe, en Colombie, au Québec, au Brésil ou encore aux Etats-Unis.  Il a enflammé les scènes prestigieuses de l’Olympia, du Zénith, de Central Park (N.Y.)…, le public de nombreux festivals a pu l’applaudir à Angoulême (Musiques Métisses), à Bourges (Le Printemps de Bourges), à la Rochelle (les Francofolies), à Rio de Janeiro (Rock in Rio), à Budapest (Fête Européenne de la Musique)…
En 1991, il démissionne de son poste d’instituteur dans l’éducation nationale pour ne plus consacrer son énergie qu’à la musique.
Les années 90 marqueront une autre étape dans la carrière de Dédé Saint-Prix avec ses premières actions pédagogiques.  Il anime alors, des masters classes de percussions afro-caribéennes pour le Festival Musiques Métisses d’Angoulême, le Falun Folkmusic Festival en Suède ou le Centre Simone Signoret de Bordeaux. Et enseignera pendant plusieurs années les percussions afro-caribéennes au Conservatoire d’Angoulême. Etant l’un des parrains de l’association Musique et Santé, Il anime pour le compte de cette dernière, des masters classes de percussions verbales et rythmes corporels ainsi que des ateliers musicaux en milieu hospitalier.

Discographie

1968 : Missa Antilla (Chorale du François)
1972 : Maxi-Twenty
1974 : Maxi-Twenty
1974 à 1978 : 4 albums avec Malavoi
1979 à 1981 : 2 albums avec E+
1979 : Céphise avec Pakatak
1980 : Sonao avec Pakatak
1981 : Piblisité avec Avan-van
1982 : Antiyèz-la avec Avan-van
1984 : Soldat Papillon avec Avan-van
1987 : Lerdou avec Avan-van
1988 : Mi sé sa avec Avan-van
1988 : Le Grand Méchant Zouk, Sony Music
1989 : Kannel avec Avan-van
1990 : « Amazone » avec Joëlle Ursule (Auteur-compositeur)
1991 : Arrête ton délire
1993 : Ses plus grands succès
1995 : Chouval bwa sans frontières
1997 : Afro-caribbean groove
1999 : Réperk’ut & Bon bagay avec les élèves de DDSP
2002 : Dédé Saint-Prix le meilleur en concert (Live)
2002 : Ti-Jack et Dédé Saint-Prix, A la Tingawa
2003 : LPK Yoles
2005 : Fruits de la patience
2007 : Mélanj 
2010 : Samosas (Au fil de l’air)
2013 : Raices y Culturas
​2014 : Aka Man Soso

Les morceaux de Dédé Saint-Prix apparaissent également sur de nombreuses compilations de musiques antillaises ou traditionnelles.

Principaux concerts

Octobre 2013 : Tournée Alliance Française (Seychelles, Kenya, Tanzanie, Zambie)
Septembre 2012 : Invité par Eddy Louiss au Trianon (Paris)
Octobre 2011 : Théâtre de Saint-Quentin en Yvelines
Février 2010 : Equateur et Colombie avec l’alliance Française
Juillet 2010 : Festival les temps chauds à Bourg en Bresse
Novembre 2010 : Gwadloup Festival
Mars et avril 2007 : Théâtre Antoine Vitez d’Ivry sur Seine
Juillet 2006 : Pireneos Sur en Espagne 
Mars 2006 : Winterfest à Middlesbrough Town Hall
Juin 2006 : Le Cap à Aulnay sous Bois
Juin 2006 : Grand Méchant Zouk à Bercy
Mai 2005 : Cabaret Sauvage
Juin 2005 : Festival Musiques Métisses à Angoulême.
Juin 2005 : Premier festival de la flûte des mornes au Marigot
Février 2004 : Hommage aux Maîtres du ka à Asnières.
Août 2005 : Tunis et Hammamet
Avril 2004 : Concert Ti Jack et Dédé Saint-Prix à l’Espace Prévert de Savigny le Temple.
Juin 2004 : Fête de la canne à Saint-James (Sainte-Marie, Martinique)
Novembre 2004 : Fête Antillaise à Bobigny (prod MC93)
Décembre 2005 : Théâtre d’Ivry Antoine Vitez
2003 : j’ai donné des concerts pour le compte de Créon Music à Disney Village pour la première nuit Afro antillaise et au Club Med World.
Concert pour France Musique à la Maison de la Radio.
Concerts en  Martinique pour l’agence Emergen’s ainsi que Ony’x Production.
28 Mars 2003 Printemps Créole à Montréal pour Tropic Arts
Mai 2003 Foire de Paris : Le Festival Les Tropiques en fête Art et Son Communication
Juin 2003 Festival Créole Blues à Marie Galante.
Juin 2003 Festival Caraïbes Ô à Chauvigny
Juillet 2003 Festival Métis’Arts au Centre Culturel de Fond Saint Jacques.
Juillet 2003 Fête Patronale du Diamant (Martinique)
Décembre 2003 : Chanté Nwèl au Baiser Salé
Décembre 2003 : Festival Tissé Métisse à Nantes 
2003 : Musique à l’hôpital du Kremlin Bicêtre (Service du professeur Alvin) grâce à la Cité de la Musique et l’association Musique et Santé
FEVRIER 2003   50 Ans de Dédé, New Morning Paris
JANVIER 2003 Enregistrement public d’Equinoxe, Radio France
AOUT 2002 Festival Les Nuits Atypiques de Langon
JUILLET 2002  Calebasse Café (Marin/Martinique)
MAI 2002 Festival international de Vivonne
MAI 2002 Zéphir de Cayenne (avec le Trio d’argent)  
JANVIER 2002 Concert Musique et Poésie, Radio France
DECEMBRE 2001 Mercado Cultural, Salvador de Bahia Brésil
MAI 2001 Club Med World (Paris)
MAI 2001 Festival Musiques Métisses, Angoulême
AOUT 2001 Les Escales de St Nazaire
JUILLET 2001 Festival Culturel de Fort de France (Sermac)
JANVIER 2001 Festival Rock in Rio, Rio de Janeiro, Brésil
JUIN 2000 Zénith invité par Tanya St Val, Paris, France
MARS/AVRIL 2000 Carte Blanche, Atrium, Fort-de-France, Martinique
DECEMBRE 1998   Halles de Schaerbeek, Bruxelles, Belgique
SEPTEMBRE 1998   Fête de l’Humanité, La Courneuve, Paris, France
JUILLET 1998 Centre des Arts, Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
AOUT 1997 Central Park Summerstage, N.Y., USA
AOUT 1997   Métropolis, Franco folies de Montréal, Canada
JUIN 1997 Fête de la Musique, Budapest, Hongrie
MAI 1997   Festival Musiques Métisses, Angoulême, France
AVRIL 1997   Festival International de Louisiane, USA
MARS 1997   Bataclan, Paris, France
DECEMBRE 1996   Le Plus Grand Zouk du Monde, Bercy, Paris, France
AOUT 1996   Cité de la Musique, Parc de la Villette, Paris, France
JUILLET 1996   50ème festival d’Avignon, organisation Radio France
AVRIL 1996   Hot Brass, Paris, France
MARS 1995   Florence Gould Hall, N.Y., USA
OCTOBRE 1994 Auditorium des Halles, Paris, France
SEPTEMBRE 1994   Britannia Leisure Center, Londres, Angleterre
JUILLET 1994   Ouverture des Jeux de la Francophonie, France
MAI 1994   Festival Musiques Métisses, Angoulême, France
MAI 1994   Festival Banlieues Bleues, Paris, France
JANVIER 1994   New-Morning, Paris, France
MAI 1993   Festival Musiques Métisses, Angoulême, France
MARS 1993 Mulhouse, Paris 
FEVRIER 1992   Centre des Arts, Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
FEVRIER 1992   CMAC, Fort-de-France, Martinique
OCTOBRE 1992 Festival Latino-Americain, Marseille, France
SEPTEMBRE 1992 Zouk de la rentrée, Lyon, France
JUILLET 1992   Festival de la Ville de Fort de France, Martinique
JANVIER 1991   Karival Show, Guadeloupe
JUIN 1989 Moule, Guadeloupe
FEVRIER 1989   Biennale de l’outre-mer français, Bercy, Paris
JANVIER 1989   Town & Country Club, Londres, Angleterre
SEPTEMBRE 1988 Olympia, Paris, France
AOUT 1988   Antilliaanse Feesten, Hoogstraten, Belgique
ETE 1988   Le Grand Méchant Zouk, Antilles, Bordeaux et Paris 
JUIN 1988 SOS Racisme, Dakar, Sénégal
MAI 1988   Africa Fête, Grande Halle de la Villette, Paris
MARS 1988   Zénith, Paris, France
OCTOBRE 1987 Théâtre de la Ville, Paris, France
JUILLET 1987   Paleo-Festival, Nyon, Suisse
JUILLET 1987   Festival de Chateauvallon, Toulon, France
JUILLET 1987   Franco folies, La Rochelle, France
JUIN 1987 Feria de Nîmes, France
MAI 1987   Grande Halle de la Villette, Paris
ETE 1985   Podium Europe 1, 48 villes de France
AVRIL 1985   Printemps de Bourges, Bourges, France
OCTOBRE 1984   Nancy Jazz Pulsations, Nancy, France
JUILLET 1984   Festival d’été du Québec, Canada
JUIN 1984 Jazz en France, Angoulême, France
MARS 1984   Festival de Carthagène, Colombie
DECEMBRE 1983   Premier festival de jazz de la Martinique
NOVEMBRE 1983   Centre des Arts, Pointe-à-Pitre, Guadeloupe
NOVEMBRE 1982   Chapelle des Lombards et La Mutualité, Paris
JUIN 1981 Jazz en France, Angoulême, France

Mise à l’honneur et trophées


2012        Chevalier de l’Ordre National de la Légion d’Honneur

2012       Chevalier de l’Ordre National des Arts et des Lettres

2000 Président d’Honneur de la Fête du François Martinique
Au cours de l’année 2000, Dédé Saint-Prix a été deux fois mis à l’honneur par sa ville natale, le François. La première en présidant au mois d’octobre 2000, la fête paroissiale et la deuxième en étant l’un des 3 franciscains mis à l’honneur par le Syndicat d’Initiative, lors de la 6ème édition de « Musique et Culture de mon Pays ».

​1997 Citoyen d’honneur Angoulême
Le 30 mai 1997, Dédé est devenu Citoyen d’Honneur de la Ville d’Angoulême.
Une grande ovation a accompagné la remise de la médaille, dans les salons de l’hôtel de ville.  Philippe Mottet, maire d’Angoulême, a souligné lors de son discours, le talent de pédagogue de Dédé.
1997 Prix SACEM Martinique
Pour les dix ans de la SACEM, la cérémonie fût grandiose, sous la présidence de Monsieur Charles Aznavour, et en présence des plus grands artistes antillais.
Dédé reçu le « Prix Sacem » du meilleur auteur avec le titre « Etiw », co-écrit avec Jocelyne Béroard ; ainsi que le « Prix Sacem » du meilleur album de l’année avec son CD « Afro-caribbean groove ».  C’est Jocelyne qui représenta Dédé, à cette cérémonie, celui-ci en concert à l’étranger.

1996 Prix SACEM Martinique
Le 15 mars 1997, dans les salons du Novotel Diamant de Sainte Luce, Dédé reçoit le « Prix Sacem » de la meilleure musique traditionnelle avec le titre « Balansey lala » interprêté en duo avec Tanya Saint Val.  Cette année-là, Mario Cannonge, Jocelyne Béroard, Kali, Eric Virgal et Vincent Ozier-Lafontaine seront également récompensés.

1993 Trophées « Douceur d’Or » Paris
En mai 1994, Dédé reçoit la « Douceur d’Or » de la tradition musicale.  
Son complice, Kristian Jésoph, sut trouver les mots pour excuser l’Artiste, absent de cette cérémonie.  Cette année-là, le jury, présidé par Paco Rabanne, récompensa par une « Douceur d’Or Spéciale » Henri Salvador

1983 Maracas d’Or Paris
Le 20 juin 1983,Avenue des Champs-Elysées, Dédé Saint-Prix reçoit  le « Maracas d’Or » dans la catégorie Musique Traditionnelle.  Cette année-là, le groupe Malavoi reçoit un Maracas d’Or dans la catégorie Recherche, et Francis Bebey reçu un trophée spécial Maracas d’Or récompensant l’ensemble de son œuvre.


Collaborations Musicales


Dédé a toujours été influencé par les rythmes et mélodies venus de la Caraïbe, mais aussi de l’Afrique, en résumé, la culture noire l’inspire.  Il est toujours à la recherche de nouvelles rencontres musicales, et aime à mélanger les générations.

L’échange culturel et le partage d’expérience entre musiciens de différents pays ont enrichi et valorisé le style Dédé Saint-Prix.

Dès son premier album, Missa Antilla, en 1968, il collabore avec Lola Martin, suivront ensuite de nombreuses créations, qui pour certaines sont encore aujourd’hui inédites.

Voici quelques exemples de collaboration :

  • Jaklin Etienne, Tato Marenco 2013
  • Eddy Louiss , Alain Jean-Marie 2012
  • Jean Rémy Guédon   (Archimusic) 2010
  • Jean Marie Leau    (Vocalib)  2010
  • Thierry Pécou (Haute Nécessité)  2010
  • Philippe Bouteloup (Musique et Santé) 2009
  • Difékako 2009
  • Les Maîtres du bèlè 2009
  • Les griottes maliennes  (Fanta Disco) 2008
  • L’Orchestre National de France 2007
  • Manu Dibango  Pireneos Sur (Espagne) 2006
  • Orlando Poleo 22 tambours pour le 22 mai 2006
  • Les Gnaouas d’Agadir 2002
  • Trio d’Argent Spectacle Souf’chouval bwa 2001
  • Armand Achéron, Gérard Pomer et Ady Gatoux 2000
  • Malavoi Marronage 1999
  • Weedy & Delta Afro-caribbean Groove 1998
  • Jocelyne Béroard Etiw 1998
  • Pierre Rosier Gazoline 1998
  • José Angel Navarro (Cuba)   Festival de guitare du CMAC      1998
  • Zshéa Fierté pa nou 1996
  • Tanya St Val Balansey 1995
  • Serge Gainsbourg
  • Et Georges Augier White & Black Blues 1991
  • Joëlle Ursule Amazone 1990
  • Slim Pezin Lerdou 1987
  • Sylviane Cédia
  • Ti-Raoul Grivalliers
  • Kali
  • D’ de Kabal
  • MC Janik
  • Pierre Edouard Decimus
  • Jean Marc Perissat
  • Marcé……
  • Thierry Vaton
  • Thierry Fanfant
  • Jean-Philippe Fanfant

Quelques avis…

Figure emblématique de la musique martiniquaise, Dédé Saint Prix pousse toujours plus loin les frontières de sa Caraïbe. Son dernier opus réalise un rêve d’enfant, en artiste accompli : enregistrer à Cuba,  toutes racines mêlées, dans le tempo de l’île majeure! Même si le cyclone Sandy s’invite à la fête…
Un parcours qui nous entraine de la Havane à Santiago,  vers les sonorités de la guitare tres, les couleurs des congas, de la guira ou de la gaita (flute traditionnelle), enveloppé dans les basses de la marimbula , les guitares, bien cuivré de saxo, trombone et trompette et même d’un cajon péruvien ! 
Avec l’envie d’en découdre dans la joie, Dédé fait s’enlacer les rythmes du chouval bwa, du kolokoto du carnaval avec la cumbia et le son cubano. Les tonalités du créole,  le velours de la langue espagnole viennent ourler des reprises de chansons anciennes et de nouveautés avec la grande complicité du chanteur et compositeur Roberto Linares.
Hymne à son île natale, aux antillais des Grandes et des petites Antilles, plaisir de se faire bercer dans les bras de la belle Cuba pour lui conter les subtilités du François et les secrets de la commune du Lamentin en toute légèreté et spontanéité.

BIO
Si l’Education Nationale a perdu un éminent instituteur, la musique martiniquaise a gagné un ambassadeur. Dédé Saint Prix après 40 années de carrière possède à l’évidence son titre de griot des îles. Chroniqueur des réalités sociales, moraliste ou fabuliste, ses trente albums au compteur témoignent d’une vitalité menée pour une guerre pacifique : celle de propager à travers le monde sa culture musicale martiniquaise : bélé, chouval bwa,  zouk ou biguine… Dédé Saint Prix possède aussi la science des autres musiques de la Caraïbe, qui l’ont mené à apprendre du gwoka guadeloupéen, du kompa haïtien, ou  des autres sons cubains ou portoricains….Toutes les finesses des percussions afro-caribéennes ont su lui dévoiler leurs grands et petits secrets. Un seul credo : ouvrir ses oreilles et son cœur, écouter pour entendre le langage musical européen indien ou américain et maintenir le refus permanent des cloisonnements.  
Leader ou membre de nombreux groupes comme La Selecta, Pakatak puis Avan Van dans les années 80, faisant parti de l’aventure de l’emblématique groupe Malavoi, Dédé s’est aussi installé en région parisienne ou à Angoulême pour mener son chouval bwa sans frontière. Cette musique de manège qui pousse vers les Melanj, récolte les albums LPK ou Fruits de la patience dans les années 90 et 2000. 
Soucieux d’être aussi au plus près de la transmission, Dédé affectionne  le terrain des écoles, des conservatoires ou des hôpitaux car sa musique soigne l’âme et l’esprit à l’évidence. Il n’y a qu’a venir le voir mettre en marche et en rythmes toute une assemblée de novices munis de simples bâtons de bois pour comprendre ce don généreux qui fait vaincre les inhibitions. En pleine maturité, sa nouvelle aventure musicale l’a conduit a enfin réaliser un vieux rêve : jouer et enregistrer à Cuba. La po kabrit!
Caroline Bourgine
Lettre au Saint-Prix :
Vous êtes le reflet personnifié (sincère et saisissant) de vos 2instruments-fétiches, percutant comme vos tambours et aérien comme votre flûte en bambou.
A la tête du groupe Avan-van, vous nous avez offert des disques qui ont tous les ingrédients des albums à succès.  Neufs, originaux, ils électrisent en profusion votre griffe de maître chouval bwa de tous les décibels contemporains.
Eternel témoin de nos mœurs, votre inspiration puise son essence dans nos rues pour illustrer « sublimement » les épisodes de notre vie saisie au vol de votre verve.
Chanteur ? Plus que cela !
Vous appartenez Dédé Saint-Prix, à la race des conteurs descendants directs des griots ancestraux.  Comme eux, vous tracez nos portraits en ironie tendre, en paraboles allégoriques et en douces métaphores.  
Si Zobel chantait, on le confondrait volontiers avec vous.  Vous écrivez et parlez pour ceux qui n’ont pas de bouche, pour ceux qui trop proches, finissent par échapper à notre regard et à notre attention.  Amoureux de vos semblables, disponibles à toutes les émotions, vous possédez l’âme et la grâce enfantines qui caractérisent les poètes ou les maîtres d’écoles (ce que vous fûtes jadis) bourrés de foi.  Avec vos mots à double-sens, vos vérités assénées et vos aspirations avouées, le créole retrouve ses pulsions de swing et de marques altières.
Vous transformez les hi-fis en véritables trottoirs des îles.  Quand votre chouval bwa tourne fou, tel un manège débridé, c’est une commune antillaise en fête dominicale qui se met en image, en action, en fièvre et en liesse.  Marchands, milans, pêcheurs, joueurs de sêbi, agriculteurs se mettent en gammes lucides, déraisonnables, naïves et vives.
Brassant le jazz, cravachant la salsa, le compas et le zouk, votre chouval bwa n’a peur de rien.  Intrépide, fougueux et sûr de vos ruades, vous pouvez Dédé Saint-Prix, comme tous les jockeys experts, chevaucher vos sonorités sur toutes les pistes musicales.  Par votre brillance, vous avez inscrit de façon indélébile, le chouval bwa dans l’hippodrome du show-biz.  Il figure actuellement dans le peloton de tête.  Il y évolue depuis quelques années, et ce grâce à vous, fort cavalièrement dans le quarté gagnant.
« Une culture bien assise ou bien debout, dites-vous, ne peut craindre ni les modes ni les courants artistiques plus ou moins durables.  Bien au contraire, le chouval bwa s’en nourrit pour les modeler à sa guise. »
Marie-Line Ampigny.

Théâtre de la Ville – Octobre 1987

« Quand Man Dedene, la grand-mère de Dédé Saint-Prix, entraîne son petit-fils dans les fêtes patronales de la Martinique, elle ne se doute pas que le virus du chouval bwa est en train de faire son œuvre.  L’animation, la musique et surtout ce manège, ce chouval bwa poussé à la main au son du rythme obsédant et irrésistible, tout s’inscrit dans la mémoire de Dédé qui tentera plus tard de redonner à sa musique l’exubérance et la cadence de ce moment magique.
C’est sans surprise qu’on retrouve donc Dédé Saint-Prix jouant des congas avec les petites formations proches de chez lui.
Il arrive bientôt à Fort de France, les Djoubaps et Malavoi font vite appel à ses talents.
Dédé Saint-Prix a une réputation à défendre et il décide de se consacrer à la musique.  L’expérience du groupe Pakatak achève de le convaincre : après un concert au festival d’Angoulême, un concert déterminant pour la musique antillaise qui sort enfin du ghetto et commence à être reconnue.  Dédé Saint-Prix crée son propre groupe, Avan Van.  Son chouval bwa va partir à l’assaut : le reggae a bien conquis la planète, pourquoi ce rythme ne parviendrait-il pas à suivre la même route ?
Avan Van s’étoffe.  Des musiciens antillais installés à Paris s’intègrent à la formation.  O répète, on entre en studio, on vise très haut.  Enregistré dans les meilleures conditions, arrangé avec soin, Dédé Saint-Prix sort enfin un disque (« lerdou ») qui correspond à toutes ses ambitions.  Un disque riche, foisonnant, étonnant.  Un disque qui met le chouval bwa en concurrence directe avec le zouk de Kassav qui détient depuis quelques années l’hégémonie discographique et musicale aux Antilles.  Dédé Saint-Prix a su trouver sa propre voie sans lorgner sur les recettes de Kassav comme trop d’autres groupes antillais.  Il peut maintenant affronter la scène, cette scène où sa façon de battre le tambour, sa puissance rythmique et l’imagination de ses improvisations sont de plus en plus recherchées.  C’est là seulement que les cuivres, les percussions, le synthétiseur et les guitares donnent toute leur mesure. Arrangements jazzy et percutants pour les cuivres, percussions sèches et enivrantes, flûte plaintive ou rieuse, et la voix qui tire, pousse, entraîne.  Dédé est un show-man, un James Brown à l’antillaise. On ne résiste guère à ses exhortations.  Ca roule ,ça tangue, et quand Sonia, la danseuse, fait la toupie, on a le vertige comme sur le manège… ce chouval bwa de son enfance. »
Philippe Conrath.
Comme les amateurs de musiques ne le savent pas (suffisamment) : il y a zouk et zouk. Le rythme fait toujours pak-pitak pitak-pak, pak-pitak pitak-pak, MAIS LA MUSIQUE N’EST PAS TOUJOURS LA MÊME.
Prenez Dédé Saint-Prix. Quel rapport entre le son roots et mélancolique de Dédé, sa chaloupe tranchante et les niaiseries zouk-love ou disco-zouk qui déferlent sur les radios ? AUCUNE, cher lecteur.
André Saint-Prix est né au François, commune du littoral atlantique de la Martinique, Nourri de tradition populaire, d’humour et de cocasserie, de l’humeur railleuse du carnaval, des ambiances joyeuses des bals, des mariages … et des fêtes dominicales, il rencontre le chouval bwa, manège de chevaux de bois actionné à force d’homme et au cœur duquel jouait l’orchestre qui imposait sa cadence enlevée. Les boîtes en fer blanc ayant contenu du beurre ou du lait ainsi que sa voix résonnaient sur des rythmes du damier, de la haute taille et du chouval bwa.
À la fin des années 70 (il est alors instituteur), il décide de réhabiliter ce dernier en tant que patrimoine musical pour rendre corps et âme à l’identité martiniquaise qui, accablée d’inhibition culturelle, préfère notamment donner la primeur au gwo ka guadeloupéen. Il forme le groupe Pakatak comme le veut la tradition : la flûte en bambou, le gros tambour et d’autres percussions comme le cha-cha. Les airs chantés viennent souvent du bel air (bélè en créole, style réveillé par Eugène Mona dans les années 70). Dédé complète la formation par 2 basses électriques pour donner un son plus urbain.
Nous sommes fin des années 70. Le public l’adore, il danse, se régale des paroles imagées en créole, entre paraboles ironiques et critique sociale. Dédé brosse le portrait de l’atmosphère publique et intime martiniquaise, il taquine, fait éclater les vérités insulaires, dans le droit fil de la tradition des conteurs. Depuis lors, il est considéré comme « le griot des îles », le passeur de musique. Mais Dédé aime le grand large de la Caraïbe, cette aire culturelle née des contacts de civilisation dans les sociétés coloniales d’Amérique. Il mêle parfois à sa musique les influences haïtiennes (kompa), les motifs de Trinidad, Cuba, Porto Rico
Cette effervescence musicale est animée par l’envie d’aller toujours plus loin dans l’exploitation de la base traditionnelle sans jamais perdre de vue l’identité collective. En Dédé vibre une intense mémoire des mots, des images, des faits de son enfance. En lui, et en partage avec les Antillais, demeurent les blessures de l’humiliation infligée par l’aventure négrière et les conditions atroces de l’esclavage. Autour de lui se rassemblent celles et ceux, éloignés, qui ont le mal du pays, en métropole, en Europe, en Guyane, en Afrique, en Colombie, au Brésil, aux Etats-Unis, au Canada … Et puis l’an dernier, pour un concert à Fort-de-France, le Martiniquais a fait renaître de ses cendres son flamboyant phénix de scène : A Van Van, presque au complet. Evénement qu’il prolonge à Banlieues Bleues, avec le grand retour d’un groupe phare de la musique antillaise, qui promet d’irrémédiables fourmis dans les jambes…
PAR PIERRE-JEAN CRITTIN
Dédécoré
J’ai connu Dédé en 1981. C’était à la Chapelle des Lombards. Un des hauts lieux des musiques caraïbes à Paris. Jean-Luc, le patron, m’avait appelé aux Nouvelles littéraires, où je travaillais. Avec son bel accent toulousain, il m’avait dit : « Je vais recevoir un groupe martiniquais. Il faut que tu voies ça. Des extraterrestres. » En fait d’extraterrestres, j’ai vu le groupe Pakatak et Dédé, son incroyable flûtiste, chanteur et tambouyé. Les extraterrestres avaient les pieds campés dans la terre martiniquaise. Ce fut un choc : ces gens-là, mes concitoyens venus de si loin, n’avaient donc rien renié de leurs racines africaines. Quelle émotion ! Et quelle découverte ! Moi qui croyais que les Antilles ne produisaient que cadence, biguine, compas et mazurka.
C’est ce que j’ai essayé de dire dans mon article des Nouvelles littéraires. Le commentaire de Dédé fut : « Si tu l’as senti comme ça… » C’était assez peu engageant, mais je suis tout de même revenu écouter Dédé et Pakatak chaque soir jusqu’à la fin de leur séjour parisien. Et j’y suis retourné chaque fois qu’ils sont venus en métropole.  Petit à petit, le musicien poète et moi avons noué un contact aussi franc qu’enrichissant. Dédé est un excellent professeur de créole et de tolérance.
Puis, en 1983, je suis allé le voir en Martinique. Je l’ai retrouvé dans sa classe de maternelle, à Sainte-Luce, où il préparait le carnaval avec ses élèves. Depuis, nous sommes restés amis. Dédé, qui m’avait tant impressionné avec sa musique si enracinée dans la négritude, s’est révélé l’un des hommes les plus ouverts aux autres peuples et à leurs cultures. Un jour que je lui disais trouver l’accent belge désagréable, il m’a répondu : «  Et peut-être que les Belges trouvent ton accent désagréable ? Va savoir. » Comment ne pas apprécier un ami qui, en quelques mots, vous remet gentiment les idées en place ? 
Au fil du temps, nous sommes devenus plus que des amis : des membres de la même famille. Nous nous inquiétons mutuellement du sort de nos enfants ou de nos parents (Dédé est parrain de mon fils Anatole). Avec Yaya, la maman de Dédé, nous échangeons des graines et des recettes de jardinage. Quand Jessie transforme Dédé en grand-père du petit Antonio, je suis l’un des premiers à le savoir. Quand je me retrouve hospitalisé, Dédé et Jessie viennent me visiter. Bref,  je crois bien que nous avons tissé des liens que les accidents de la vie ne pourront plus défaire.
Enfin, comment ne pas admirer ce meneur de foules qui peut aussi bien faire vibrer le Zénith ou l’Olympia que faire chanter et danser les enfants d’un centre pour polyhandicapés ? Ou obtenir de turbulents gamins de quoi faire un honorable disque de percussions ? Car Dédé sait depuis toujours que la musique est un langage universel dont le rôle est d’apaiser et de rapprocher les humains. C’est sa vie. Et son véritable combat. Peu d’hommes méritent d’être honorés comme il l’est aujourd’hui.
Jean Marc PATY

Curriculum  vitae pédagogique

Nom : Saint-Prix Prénom : André Nom d’usage : Dédé Saint-Prix
Né le 10.02.53
Au : François (Martinique)
Instruments pratiqués : Flûte en bambou, voix, saxophone, conque de Lambi, percussions (guiro, chacha, ti bwa, tambour, batterie…)

1982
Festival Musiques Métisses
Spécial Antilles Françaises et inauguration du Conservatoire Gabriel Fauré d’Angoulême en présence d’Aimé Césaire.
1991-1996
Résidence parisienne pour le compte du festival Banlieues Bleues : collèges de Sevran (G. Brassens), Epinay sur Seine (Roger Martin de Gard), Saint-Denis (Garcia Lorca). Toutes ces classes ont participé au carnaval de Sevran (1994).
Atelier de percussions pendant deux ans au collège Roger Martin du Gard (P.A.E)
Classe de percussions P.A.E collège Juliot Curie de Gentilly. (1995)

Premières actions pédagogiques dans le cadre des opérations Quartiers Lumières (Charente)
Création de la Carnavalcade pour le festival de la B.D (1992)
Résidence régionale à Angoulême et diverses prestations au sein de Musiques Métisses (1993)
Master-classe perc. A deux reprises (1995 et 1996) Falun Folkmusik festival (Suède).

1996-1997
Atelier percussions P.A.E du collège de Basse-Pointe (Martinique)
Rencontre entre les stagiaires de Martinique et ceux du collège Jean Moulin à Aubervilliers au carnaval de la ville.
Résidence régionale à Angoulême du 14 au 23 avril et du 19 mai 1997.
24 mai - Le monde en fête – Poitiers
30 mai – Festival Musiques Métisses – Angoulême
11 octobre – Les jeunes ouvrent la brèche – Niort
12 octobre – Rencontres des cultures urbaines – Paris-Parc de la Vilette
Professeur au Conservatoire Gabriel Fauré d’Angoulême.


1998-1999
Diffusion de création et concert groupe Dédé Saint-Prix : 1 et 2 mai à Rochefort.
Diffusion de la création le 3 et le 27 mai à Angoulême.
Voyage à la Martinique, juillet 98, concert des stagiaires charentais au festival de Fort de France le
15 juillet.
Professeur au Conservatoire Gabriel Fauré d’Angoulême.
Trois classes percus. Ecole primaire de Villiers sur Marne du 30-01 au 06-02-99.
Master classe avec la Fanfare Funk de l’école de musique de Villiers sur Marne (Labojam)
Diffusion des créations de Villiers sur Marne et concert groupe Dédé Saint-Prix le 06-02-99.
Résidence au Précheur (Martinique) pour le cent cinquantenaire de l’abolition de l’abolition de l’esclavage : diffusion de la création + concert groupe Dédé Saint-Prix le 25-05-99.

1999
Enregistrement du C.D des stagiaires charentais : « Réperk’ut et Bon Bagay » du 06 au 06 avril à Angoulême.
Diffusion de la création les 14,18,19,21 mai et le 6 juin.
Sortie du C.D en décembre chez Globe Music et Blue Silver, distribution Sony Music.
Résidence à Trinité (Martinique) les 15, 29, et 30 juillet. Diffusion le 30 juillet.

2000
Résidence festival Banlieues Bleues-Carnavalcade et Solstices : Collèges de Saint Denis (Garcia Lorca), Blanc Mesnil, Bobigny. Rencontre et défilé des stagiaires charentais et parisiens.
Concert des élèves d’Angoulême à la fête du Conservatoire et au Festival Musiques Métisses.
Stage de percussions à Canéjan du 1er au 03-11. Diffusion de la création + concert groupe Dédé Saint-Prix le 04-11-00. 

2001 
Professeur de percussions au conservatoire régionale de musique et de danse de La Courneuve.
Diffusion le 20 mai à La Courneuve et 21 juin. 
Classe de percussions – collège Pierre Sémard de Bobigny. 
Diffusion le 23 mai (fête du collège) et le 21 juin dans la cour du Ministère de l’Education Nationale.   
Classe de percussions à l’école de musique de  Villiers sur Marne
Professeur au conservatoire Gabriel Fauré E.N.M.D d’Angoulême.
Participations de la classe : à l’inauguration et au dernier jour du festival M.M.    
P A E (Atelier multi) « Connaissances de nos cultures » Collège André Chêne à Fleury les Aubrais.

2002   
P A E (Atelier multi) « Connaissances de nos cultures » Collège André Chêne à Fleury les Aubrais.
Professeur au conservatoire Gabriel Fauré E.N.M.D d’Angoulême.
P.A.E : « ESPERANZ’ ART » : LEP Soyaux, Ruelle sur Touvre et Saint Maixent l’Ecole. Diffusion à Parthenay 
Classe de percussions à l’école de musique de  Villiers sur Marne
Résidence à Agadir (Maroc) ; invité par l’Institut Français d’Agadir. Diffusion le 21 juin dans la cour de l’institut. 

2003
Master class pour des musiciens intervenant dans les écoles et les hôpitaux.(organisé par l’association Musique et Santé)
Classe de percussions à l’école de musique de  Villiers sur Marne 
Classe de percussions vocales pré-ados et ados en séjour prolongé à l’hôpital du Kremlin Bicêtre. (grâce à la collaboration de l’association Musique et Santé et la Cité de la Musique) 

2007
En résidence au théâtre Antoine Vitez d’Ivry Sur Seine. Les petits chantiers : école Juliot Curie A, classe d’Eric Chatron. 
Parcours de création de chansons : classe de 4ème du collège Molière.
Ateliers de percussions vocales avec les élèves du lycée Fernand Léger et du collège Gabriel Fauré

2009
Musique antillaise pour chœur d’enfants sur une invitation de la Maîtrise d’Argenteuil. Public concerné : élèves des écoles élémentaires Anatole France  et Marcel Cachin ainsi que des Collèges Eugénie Cotton et Claude Monet.

2010  
Réalisation du CD Samosas pour le label Au fil de l’air (Bourg en Bresse) et participation au festival Les Temps Chauds en compagnie du chœur d’enfants des écoles de Commerson, Chatillon sur Chalaronne, Saint Charles, Montagnat.

2011
Ateliers chant à Saint Gratien : Centre de loisirs écoles maternelles Jean Zay et Jules Ferry. Centre de loisirs primaires Les Capucines. Club d’enfants Centre Culturel Camille Claudel.
Pour le compte du festival Banlieues Bleues : Ateliers de percussions verbales et de rythmes corporels aux collèges Pierre Sémard (Bobigny), Robert Doisneau (Clichy sous bois), Joséphine Baker (Pantin), République (Bobigny), Jean Jaures (Villepinte)

2012
Ateliers Chants Créoles et Rythmes Corporels : écoles primaires de Chalo Saint Mars et de Saint Hilaire (Essonne).
Atelier Percussions lycée Simone Weil à Pantin.
Ateliers Percussions vocales et rythmes corporels : école Paul Faure à Montigny Le Bretonneux et Stendhal à Trappes.

A 7 ans, il pratique la mizik bonm en tapant sur des instruments de récupération. Les borates en fer blanc ayant contenu du beurre ou du lait (bonm-bè ou bien boom lèt') ainsi que sa voix résonnaient sur des rythmes du damier, de la haute taille et du chouval bwa.µ

Dédé Saint-Prix & Gérard Pomer 

Raices y culturas

Dédé Saint-Prix L'intégrale 

"Melanj" 

"Melanj" sorti 2007.
Commander le CD

"Fruit de la patience"

"Fruit de la patience" sorti février 2005.    Commander le CD

Ecoutez un extrait de son Maxi Single sorti à l'occasion du 20ème tour des yoles de la Martinique.

Commander le CD

Le meilleur en concert